En Tunisie, le commerce électronique connaît une croissance notable, avec plus de 14 millions de transactions électroniques réalisées, pour un montant total approchant un milliard de dinars, selon les dernières données de la Banque Centrale de Tunisie (BCT). Pourtant, malgré cette avancée, un obstacle majeur persiste : le paiement à la livraison, une pratique encore largement répandue qui entrave la pleine transition vers le digital.
Un défi de confiance et d’adaptation
Khabbab Hadhri, directeur du développement du commerce électronique et de l’économie immatérielle, a récemment souligné ce paradoxe lors d’une intervention sur RTCI. Selon lui, la dépendance au paiement à la livraison reflète un manque de confiance des consommateurs envers les solutions de paiement en ligne. Cette méfiance limite non seulement la fluidité des transactions, mais aussi la capacité du secteur à se structurer et à croître de manière durable.
Vers une accélération de la transition digitale
Pour surmonter ce défi, Hadhri appelle à renforcer la confiance des consommateurs dans les moyens de paiement électroniques. Il insiste sur la nécessité d’accélérer l’adoption des solutions digitales, comme les portefeuilles électroniques ou les paiements sécurisés en ligne. Ces mesures sont présentées comme des leviers essentiels pour moderniser le secteur et libérer son potentiel économique.
Un enjeu stratégique
La transition vers le paiement digital n’est pas seulement une question de commodité, mais aussi un impératif pour la compétitivité du commerce électronique tunisien. En réduisant la dépendance au cash, les acteurs du secteur pourraient non seulement améliorer l’efficacité des transactions, mais aussi ouvrir la voie à une économie plus inclusive et innovante.
En résumé : Si les chiffres montrent une progression encourageante, le vrai défi reste culturel et structurel. La Tunisie doit désormais convaincre ses consommateurs que le digital est non seulement sûr, mais aussi plus avantageux pour tous.